Bois-Guillaume
perd et passe
La nouvelle est tombée hier peu après 15 h. Daniel Cleenewerck,
le directeur des affaires sportives de la fédération,
a indiqué téléphoniquement aux dirigeants bois-guillaumais
que leur équipe affronterait Vannes en 16e de finale, au motif
que Châteaubriant n’avait pas le droit d’aligner,
dimanche dernier au Parc des Cosmonautes, le défenseur Régis
Joly. Ce dernier était bel et bien sous le coup d’une suspension
qu’il aurait dû purger avec l’équipe réserve
castelbriantaise en Division Régionale Supérieure (DRS).
Sortis par la petite porte sur le terrain (0-1), voici les Bois-Guillaumais
de retour par un trou de souris administratif. « Je ne me réjouis
pas de l’élimination de Châteaubriant sur tapis vert,
assure Jacky Colinet, le coach du FUSCB, mais les lois sont faites pour
être respectées. La justice est rendue. » Ce matin,
les dirigeants normands ont programmé une première réunion
de travail afin de décider des modalités d’organisation
de cette rencontre. Leurs homologues de Châteaubriant n’ont
cependant pas l’intention de jeter l’éponge et entendent
utiliser tous les recours possibles.
Ils
semblent déterminés à faire appel dans les 48 heures
suivant la notification de la décision. « Nous avons constitué
un dossier avec l’aide d’un avocat », précise
le directeur sportif Patrick Plantard. Le président Frédéric
Bonnier se montre un peu plus prudent et préfère pour
l’instant dénoncer la manière dont Bois-Guillaume
a soulevé le lièvre. « La démarche est totalement
anti-sportive et va à l’encontre de l’éthique.
Ca fait 35 ans que je suis chez les Voltigeurs et je n’ai jamais
vu quelqu’un agir comme ça. Je ne comprends pas que des
éducateurs, des entraîneurs puissent faire de telles choses.
Puisqu’ils savaient que notre joueur ne pouvait jouer, ils auraient
dû déposer les réserves avant le match, ce qui nous
aurait permis de retirer Joly.Ils ont été vicieux, ils
nous ont laissés démarrer avec lui, sachant que c’était
foutu pour nous après. »
«
J’ai dit à Denis qu’ils étaient morts »
Mis en cause directement, Jacky Colinet assume totalement son attitude
: « Quand les joueurs de Châteaubriant sont entrés
sur le terrain à 14 h 29, j’ai dit à Denis (Duval,
son adjoint) qu’ils étaient morts car ils faisaient jouer
un joueur suspendu. Depuis le temps que mes joueurs me font plaisir
dans cette épreuve, je suis heureux de leur rendre la monnaie
de leur pièce. » Toujours très pointilleux dans
la préparation de ses matches, le technicien normand avait mis
le doigt sur la faille plusieurs jours avant la rencontre. « Entre
Noël et le Jour de l’An, je ne suis pas descendu en Corse
auprès de mes enfants et de mes petits-enfants. J’ai étudié
les règlements sur Internet alors que je ne suis pas un passionné
de l’informatique. J’étais le seul au club à
connaître la sanction qui planait sur Joly. Je suis un mec de
terrain et pour moi les rencontres se gagnent effectivement sur le pré
entre vingt-deux joueurs et un arbitre. Seulement, j’ai appris
à mes dépens par le passé qu’un match pouvait
aussi basculer autour d’une table. Dans notre formation d’éducateur
on nous apprend et on nous incite à ouvrir régulièrement
le livre des statuts et des règlements, tel un livre de chevet.
» Cette bible du football lui a en quelque sorte permis de prêcher
sa bonne parole. Celle d’une qualification au forceps pour Bois-Guillaume.
A.
G. et C. S. Mercredi le 10 janvier 2007
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Bois
Guillaume déclaré vainqueur
La Commission des statuts règlements de la FFF a finalement décidé
mardi de donner match perdu à Chateaubriant (CFA2), qui l’avait
pourtant emporté dimanche (1-0) sur le terrain de Bois-Guillaume
(CFA) en 32e de finale de la Coupe de France. Le club castelbriantais
est éliminé sur tapis vert pour avoir fait jouer son défenseur
Régis Joly, suspendu pour cette rencontre.
Les
dirigeants de Chateaubriant affirment que le joueur avait purgé
sa peine le 23 décembre. Mais son troisième carton jaune
synonyme de suspension a été récolté lors
d’un match d’une compétition de niveau ligue (DRS).
Conformément au règlement, c’est donc en DRS qu’il
aurait dû purger sa peine dimanche dernier. En conséquence,
Bois-Guillaume recevra Vannes le 20 ou 21 janvier prochain en 16e de
finale.
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